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  • C’est presque par hasard que je suis allée voir ce film récemment. J’avais lu cet article sur le blog Ebookers et comme l’Inde m’intéresse, je me suis dit que ça me ferait voyager. Je n’avais pas du tout suivi tout le tapage médiatique autour de ce film de Danny Boyle

    L’histoire de ce film, tout le monde doit la connaître :

    Jamal,  un jeune Indien musulman qui sert le thé pour les employés d’un centre d’appel à  Mumbai (Bombay), arrive à  la question la plus haute du jeu télévisé Qui veut gagner des millions ?  Soupçonné de tricherie, il est placé en garde à  vue et torturé. Inflexible, il rejette les accusations et, pour montrer sa bonne foi, commence à  relater les moments de sa vie qui lui ont appris les réponses à  toutes ces questions. On découvre la dure vie des slumdogs (littéralement « chien des bidonvilles ») de Bombay et ce qui donne à  Jamal sa force : la mort de sa mère dans un massacre contre la minorité musulmane, la trahison de son frère aîné Salim devenu homme de main du truand Javad, et la recherche jamais abandonnée de son amour perdu d’enfance, Latika, emprisonnée pour sa beauté par Javad. Cette dernière est la raison pour laquelle Jamal s’est inscrit au jeu et, finalement libéré par la police, Jamal s’en remet au hasard pour la dernière question… (Source: Wikipedia)

    Slumdog MillionaireJ’ai beaucoup aimé ce film, parce qu’il donne un espoir à  ceux qui n’ont pas forcément eu toutes les chances de leur côté à  la naissance. C’est vif, très bien filmé, il y a du rythme, de la couleur, du suspens, de la poésie et de l’humour. Ce n’est pas l’Inde des brochures de voyage, bien qu’on aperçoive le Taj Mahal et quelques touristes naïfs et bien pensants.

    Slumdog Millionaire devrait remporter quelques oscars, puisqu’il est nommé dans une dizaine de catégories. Mettez ce film à  votre progamme de cinéma, vous ne serez pas déçu. A voir impérativement en VO.

    Pour en savoir plus

  • Alice in India

    cmic |  16 janvier 2009 | 

    Un blog, un jeu d’enfant ou affaire compliquée ?

    Alice

    J’écoutais ce matin d’une oreille distraite l’émission Medialogues sur la RSR et j’ai été séduite par l’histoire d’Alice-au-pays-des-indiens

    Alice a huit (8) ans et tient son blog Alice in India depuis l’Inde où elle accompagne son père, Denis Maillefer en tournée en Inde avec sa troupe du  Théâtre en Flammes.

    Elle (ou ses parents) ont eu la géniale idée de créer un blog sur lequel elle publie des photos de ce qui la touche en Inde. Ces photos sont accompagnées d’un court texte explicatif. J’ai été frappée par l’aisance avec laquelle elle s’exprimait, par la justesse de son ton, son enthousiasme et sa maturité. J’ai visité son blog qui est remarquable et fort intéressant.

    Alice in India, c’est le regard d’une petite fille suisse sur un monde nouveau. Beaucoup de fraîcheur, de spontanéité et de réflexions. Bravo Alice, bon séjour en Inde et bon retour en Suisse.

    Crédit Photo: Alice Maillefer

  • Tehelka sort aujourd’hui un numéro spécial sur les attentats de Mumbai. « Why We Will Be Hit Again ». Au-delà  de l’information instantanée diffusée sur CNN ou Twitter, la lecture d’un magazine comme Tehlka est indispensable pour approfondir un sujet complexe. Tehlka peut se lire en ligne gratuitement après enregistrement.

    Dans un éditorial remarquable de lucidité et intitulé : Death Of A Salesman And Other Elite Ironies, Tarun Tejpal décortique la situation dans laquelle se trouve son pays face au terrorisme et en analyse les causes. A travers l’histoire d’un des collaborateurs du journal Rohinton Maloo abattu par les terroristes, il explique la situation tragique dans laquelle se trouvent des millions d’Indiens que semblent seulement découvrir les élites du pays. « What the elite is discovering today is an acidic truth ordinary Indians are forced to swallow everyday. »

    [...] He was killed by what he set very little store by. In his every meeting with us, he was bemused and baffled by TEHELKA’s obsessive engagement with politics. He was quite sure no one of his class ” our class” was interested in the subject. Politics happened elsewhere, a regrettable business carried out by unsavoury characters. Mostly, it had nothing to do with our lives. Eventually, sitting through our political ranting, he came to grudgingly accept we may have some kind of a case. But he remained unconvinced of its commercial viability. Our kind of readers were interested in other things, which were germane to their lives ” food, films, cricket, fashion, gizmos, television, health and the strategies of seduction. Politics, at best, was something they endured. In the end, politics killed Rohinton, and a few hundred other innocents.

    [...] Let’s be clear we are not in a crisis because the Taj hotel was gutted. We are in a crisis because six years after 2,000 Muslims were slaughtered in Gujarat there is still no sign of justice. This is the second thing the elite need to understand — after the obscenity of gross inequality. The plinth of every society « since the beginning of Man” has been set on the notion of justice. You cannot light candles for just those of your class and creed. You have to strike a blow for every wronged citizen.

    [...] I wish Rohinton had survived the lottery of death in Mumbai last week. In an instant, he would have understood what we always went on about. India’s crying need is not economic tinkering or social engineering. It is a political overhaul, a political cleansing. As it once did to create a free nation, India’s elite should start getting its hands dirty so they can get a clean country.

    Version française traduite par Google Translate

    Voir aussi

  • L’Inde, future puissance mondiale ? tel était le titre du Festival Medias Nord Sud à  Genève en 2007. Un an plus tard, l’Inde, membre du G20 était présente au sommet de  Washington, alors que la Suisse n’était pas invitée… Le point d’interrogation n’est plus d’actualité!

    J’aurais bien aimé participer aux Rencontres de Jaipur, dans le cadre de la célébration du 60ème anniversaire du Traité ‘Amitié entre l’Inde et la Suisse, du 15 au 20 novembre 2008.

    Mises sur pied par le Forum International Medias Nord Sud (FIMNS), la Confédération Suisse, et l’Ambassade de Suisse à  New Delhi, elles se veulent être une plate-forme d’échanges entre les deux pays dans le domaine de la formation, du développement, de la science et de la culture. L’objectif de ces rencontres est d’illustrer la multiplicité des formes de partenariat et d’échanges entre l’Inde et la Suisse en organisant une semaine de rencontres sous différentes formes.

    Ces rencontres, dirigées par Jean-Philippe Rapp, cherchent les points de convergence entre la Suisse et l’Inde pour analyser ensemble des problématiques actuelles et réfléchir au développement durable et à  la durabilité des liens.

    Dans une interview donnée à  Medialogues sur la RSR, Neel Rapp-Singh, journaliste et coordinatrice du forum, souligne notamment la grande liberté de de la presse indienne, comparée à  la Suisse. La liberté de la presse en Inde et en Suisse est d’ailleurs un des thèmes abordés dans les colloques de ces rencontres.

    L’an dernier à  Genève, nous avions pu déjà  remarquer l’excellence de la presse d’investigation, représentée par Tarun Tejpal, rédacteur en chef du journal Tehlka, dont la version en anglais est consultable en ligne gratuitement. Le ton de la presse indienne, les photos de presse, sont très différents de ce qu’on lit et qu’on voit dans la presse suisse. C’est plus violent, plus cru, plus direct, plus épicé, comme la vie en Inde.

    Pour en savoir plus