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  • Alice in India

    cmic |  16 janvier 2009 | 

    Un blog, un jeu d’enfant ou affaire compliquée ?

    Alice

    J’écoutais ce matin d’une oreille distraite l’émission Medialogues sur la RSR et j’ai été séduite par l’histoire d’Alice-au-pays-des-indiens

    Alice a huit (8) ans et tient son blog Alice in India depuis l’Inde où elle accompagne son père, Denis Maillefer en tournée en Inde avec sa troupe du  Théâtre en Flammes.

    Elle (ou ses parents) ont eu la géniale idée de créer un blog sur lequel elle publie des photos de ce qui la touche en Inde. Ces photos sont accompagnées d’un court texte explicatif. J’ai été frappée par l’aisance avec laquelle elle s’exprimait, par la justesse de son ton, son enthousiasme et sa maturité. J’ai visité son blog qui est remarquable et fort intéressant.

    Alice in India, c’est le regard d’une petite fille suisse sur un monde nouveau. Beaucoup de fraîcheur, de spontanéité et de réflexions. Bravo Alice, bon séjour en Inde et bon retour en Suisse.

    Crédit Photo: Alice Maillefer

  • Tehelka sort aujourd’hui un numéro spécial sur les attentats de Mumbai. « Why We Will Be Hit Again ». Au-delà  de l’information instantanée diffusée sur CNN ou Twitter, la lecture d’un magazine comme Tehlka est indispensable pour approfondir un sujet complexe. Tehlka peut se lire en ligne gratuitement après enregistrement.

    Dans un éditorial remarquable de lucidité et intitulé : Death Of A Salesman And Other Elite Ironies, Tarun Tejpal décortique la situation dans laquelle se trouve son pays face au terrorisme et en analyse les causes. A travers l’histoire d’un des collaborateurs du journal Rohinton Maloo abattu par les terroristes, il explique la situation tragique dans laquelle se trouvent des millions d’Indiens que semblent seulement découvrir les élites du pays. « What the elite is discovering today is an acidic truth ordinary Indians are forced to swallow everyday. »

    [...] He was killed by what he set very little store by. In his every meeting with us, he was bemused and baffled by TEHELKA’s obsessive engagement with politics. He was quite sure no one of his class ” our class” was interested in the subject. Politics happened elsewhere, a regrettable business carried out by unsavoury characters. Mostly, it had nothing to do with our lives. Eventually, sitting through our political ranting, he came to grudgingly accept we may have some kind of a case. But he remained unconvinced of its commercial viability. Our kind of readers were interested in other things, which were germane to their lives ” food, films, cricket, fashion, gizmos, television, health and the strategies of seduction. Politics, at best, was something they endured. In the end, politics killed Rohinton, and a few hundred other innocents.

    [...] Let’s be clear we are not in a crisis because the Taj hotel was gutted. We are in a crisis because six years after 2,000 Muslims were slaughtered in Gujarat there is still no sign of justice. This is the second thing the elite need to understand — after the obscenity of gross inequality. The plinth of every society « since the beginning of Man” has been set on the notion of justice. You cannot light candles for just those of your class and creed. You have to strike a blow for every wronged citizen.

    [...] I wish Rohinton had survived the lottery of death in Mumbai last week. In an instant, he would have understood what we always went on about. India’s crying need is not economic tinkering or social engineering. It is a political overhaul, a political cleansing. As it once did to create a free nation, India’s elite should start getting its hands dirty so they can get a clean country.

    Version française traduite par Google Translate

    Voir aussi

  • L’Inde, future puissance mondiale ? tel était le titre du Festival Medias Nord Sud à  Genève en 2007. Un an plus tard, l’Inde, membre du G20 était présente au sommet de  Washington, alors que la Suisse n’était pas invitée… Le point d’interrogation n’est plus d’actualité!

    J’aurais bien aimé participer aux Rencontres de Jaipur, dans le cadre de la célébration du 60ème anniversaire du Traité ‘Amitié entre l’Inde et la Suisse, du 15 au 20 novembre 2008.

    Mises sur pied par le Forum International Medias Nord Sud (FIMNS), la Confédération Suisse, et l’Ambassade de Suisse à  New Delhi, elles se veulent être une plate-forme d’échanges entre les deux pays dans le domaine de la formation, du développement, de la science et de la culture. L’objectif de ces rencontres est d’illustrer la multiplicité des formes de partenariat et d’échanges entre l’Inde et la Suisse en organisant une semaine de rencontres sous différentes formes.

    Ces rencontres, dirigées par Jean-Philippe Rapp, cherchent les points de convergence entre la Suisse et l’Inde pour analyser ensemble des problématiques actuelles et réfléchir au développement durable et à  la durabilité des liens.

    Dans une interview donnée à  Medialogues sur la RSR, Neel Rapp-Singh, journaliste et coordinatrice du forum, souligne notamment la grande liberté de de la presse indienne, comparée à  la Suisse. La liberté de la presse en Inde et en Suisse est d’ailleurs un des thèmes abordés dans les colloques de ces rencontres.

    L’an dernier à  Genève, nous avions pu déjà  remarquer l’excellence de la presse d’investigation, représentée par Tarun Tejpal, rédacteur en chef du journal Tehlka, dont la version en anglais est consultable en ligne gratuitement. Le ton de la presse indienne, les photos de presse, sont très différents de ce qu’on lit et qu’on voit dans la presse suisse. C’est plus violent, plus cru, plus direct, plus épicé, comme la vie en Inde.

    Pour en savoir plus

  • Sur l’agenda du jour du Président Sarkozy est inscrit :

    17h00 : Entretien avec Mme Micheline Calmy-Rey, Présidente de la confédération Suisse

    Dernièrement, Micheline Calmy-Rey était en visite officielle en Inde et en Russie, alors que Nicolas Sarkozy était lui au Tchad puis chez Georges W Bush.

    J’ai été frappée par la différence de traitement de ces deux infos sur les ondes de la radio et de la télévision suisse romande. Certes, la RSR a bien parlé du voyage en Inde, (Forum) mais rien au journal télévisé de 19h30 à  la TSR, contrairement au voyage américain du président français. Toute la journée, les flash info de la radio rapportaient chaque acte de M. Sarkozy, mais rien de comparable pour Mme Calmy-Rey. Les archives de la RSR/TSR le prouvent:

    • TJ de 19h30, TSR :
      • Calmy-Rey : 2 reportages au TJ de 19h30 sur la TSR, concernant sa visite à  Moscou, rien sur l’Inde.
      • Sarkozy : 5 reportages TSR journal de 19h30 – sur ses déplacement au Tchad, à  Washington et chez les Bretons
    • Toutes les infos de la RSR et TSR
      • Calmy-Rey : mentionnée 33 fois
      • Sarkozy : mentionné 53 fois

    Le téléspectateur suisse est en droit d’attendre une meilleure information en ce qui concerne les dirigeants de ce pays, plutôt que d’être matraqué d’info sur le président du pays voisin. Les chaînes françaises sont suffisamment bien diffusées en Suisse pour que ceux qui s’intéressent à  la politique française soient correctement informés. Mais peut-être est-ce la peoplisation de l’information qui frappe les journalistes suisses, avides de sujets croustillants!

    Quelques infos sur la visite de Micheline Calmy-Rey en Inde

    Nous verrons ce soir comment l’info sera traitée ;-)

     Mise à  jour 21h30

    Cette fois-ci, le téléjournal de 19h30 avait des images! On a pu ainsi voir Mme Calmy-Rey dans la cour de l’Elysée, la poignée de mains avec Nicolas Sarkozy, la table de discussion avec les conseillers et le ministre des affaires étrangères Bernard Kouchner. Le Président français a reconduit son homologue suisse après une petite heure d’entretien, durant laquelle aucun sujet fâcheux n’a  été abordé. Mme la Présidente était ensuite interviewée pour le journal du soir. Elle a confié que Nicolas Sarkozy était un homme d’action, « tout comme moi, j’ai le même tempérament ». Si la discussion semblait courtoise, nous n’avons pas vu de débordement d’affection, pas de tapes dans le dos, pas de bisous sur la joue (on n’est pas en Allemagne!) et les adieux étaient vite expédiés. NS doit savoir que dès janvier, Madame Calmy-Rey ne sera plus présidente et qu’un autre ministre prendra sa  place. Pas de quoi développer une relation durable ;-)