Reçu ce matin un email avec cette question :

Sais-tu ce que coûte la garde de deux enfants de 1 et 4 ans en Suisse ?

Comme je n’avais aucune idée et selon ma devise « Share what you know, learn what you don’t », je posais la question à  mon ami Google , dont voici quelques réponses :

  • Comme souvent en Suisse, cela varie selon les cantons!
  • Cela dépend du revenu des parents
  • Cela dépend si la crèche est subventionnée ou pas (Ne le sont-elles pas toutes? )
  • Article du Temps, octobre 2006 : 1200 francs/mois par un enfant
  • Jeunesparents.ch : Ne donne pas le montant, dans son article consacré au budget familial
  • Tsr.ch, émission classe éco : hélas, le fichier n’est plus audible (pour une fois que Classe Eco aurait servi à  quelque chose!)
  • Parent.ch articule le chiffre de 110 francs par jour et par enfant, soit 2’200 francs par mois pour un enfant, 4’400 pour deux. Il s’agit du prix d’une crèche privée, il paraît que les crèches subventionnées sont moins chères! Les jeunes parents n’ont plus qu’à  demander des augmentations de salaires, parce que ce ne sont pas les allocations familiales qui vont beaucoup aider! Ce tarif semble fait pour inciter les mères à  rester au foyer, non?

Mais heureusement que Pascal Couchepin se préoccupe de cette question. Durant sa ballade traditionnelle à  l’Ile Saint Pierre hier, il a annoncé le soutien de la confédération au système des bons de garde pour aider les parents qui travaillent à  payer la prise en charge de leurs enfants. L’idée étant de subventionner les parents et non plus uniquement les crèches. Un projet pilote va démarrer en ville de Lucerne.

«On a donc besoin de possibilités d’accueil des enfants adaptées aux besoins des parents», selon son discours écrit. Cela plaide en faveur des bons de garde, car ce financement axé sur la demande permettra de mieux encourager la création d’institutions souples pour les personnes ayant des horaires de travail irréguliers, a-t il pronostiqué.

Le programme de la Confédération en faveur des crèches sera achevé en 2011, soit bien trop tard pour que les deux enfants dont il était question dans mon email puissent en profiter, hélas!

Mieux vaut encore en rire : 100 raisons d’être (encore) féministe!