Sur les plages du monde, la mode des maillots de bain n’est de loin pas uniforme. Les gens du nord ont tellement besoin de soleil qu’ils exposent volontiers le plus de centimètres de peau aux rayons du soleil des mers du sud. Les gens du sud sont plus prudes! En Asie, le bronzage est encore mal vu, ce sont les paysannes qui ont la peau foncée. Les femmes asiatiques sont sages, elles se protègent du soleil et même vont se baigner toute habillée!

Ça surprend un peu au début, mais c’est certainement efficace pour ne pas prendre de coup de soleil dans l’eau. Par contre, la sensation des habits mouillés à la sortie, je ne suis pas trop fan. Il faut dire aussi que ces « pyjamas » de bain ne sont guère fait pour nager, plutôt pour barboter en papotant dans l’eau.

Et puis, dans les pays musulmans, c’est encore autre chose. Les femmes qui veulent se mettre à l’eau – souvent sur des plages qui leur sont réservées – doivent enfiler un « burkini » qui couvre leur corps tout entier. C’est assez joli, mais guère pratique pour nager! Hélas, c’est souvent la seule manière qu’ont les femmes de pouvoir pratiquer des sports nautiques ou tout simplement d’aller dans l’eau. En Malaisie par exemple, il n’est pas rare de voir sur la plage uniquement les enfants et les hommes. Les femmes restent à l’ombre, parfois habillée de noir de la tête aux pieds. Je trouve ça très injuste et me demande souvent quel sentiment doit avoir l’adolescente au moment du passage à l’âge où les jeux de plage lui sont interdits… Et les jeunes femmes, dont le mari et les jeunes enfants sont dans l’eau, alors qu’elle doit rester sous un arbre, ou pire, ne sortir que le soir, quand les hommes sont rentrés.

Il y a fort longtemps, je me trouvais dans un pays musulman. Sur un terrain proche de l’endroit où j’habitais, se trouvait un réservoir d’eau, que nous utilisions comme piscine, où nous y passions nos après-midi. Nos maillots de bain n’avaient rien de choquant à nos yeux, mais chaque jour, une femme sortait d’on ne savait où avec une grande étole et venait nous recouvrir. Nous ne parlions pas sa langue, mais nous comprenions qu’elle nous désapprouvait complètement. Pour elle, nous étions vraiment indécentes! Le choc des cultures, mais tout se passait dans la bonne humeur. La femme rentrait chez elle, elle repartait en hochant la tête négativement. Aujourd’hui, ce serait tout à fait impensable de faire ça, je pense que nous nous ferions au mieux arrêter. La tolérance n’est plus de mise dans ce pays, hélas. Et nous, nous étions très inconscientes, privilège du jeune âge ;-)

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